“Regreening Africa”: Outcome of the Rwanda dissemination workshop

On the 12th of March 2020, the ELD Initiative held a dissemination workshop in Rwanda. This workshop served to present the results from the ELD case study and facilitate a policy dialogue, as part of ELD's component in the "Regreening Africa" project(See below for the French version)

The ELD case study involved the comparison of three cost-benefits studies in Rwanda (Eastern Province, Southern Province and Western Province). The study found that the value of Rwanda’s ecosystems is not well explored: in particular, there is an undervaluation of environmental assets; there is no clear idea of the benefits of sustainable land management (SLM) ; and it is not possible to provide evidence-based policy recommendations. Other results included:

  • Eastern Province: The study showed that afforestation in Nyagatare city would be the best SLM practice to reverse land degradation in Nyagatare city and other cities in Rwanda.
  • Southern Province: The production on terraces can triple after some years. The results for farming with agroforestry indicate an increase of production as compared to the business as usual scenario. There is a high profit associated with agroforestry practices. A combination of terraces and agroforestry could be the best scenario possible.
  • Western Province: The study of four different scenarios showed that planting and retaining indigenousspecies in the Gishwati-Mukura Corridor could offer the highest economic and environmental benefits.

Following on from these results, stakeholders pointed out that land management policy should be mainstreamed to the farmer level and involve all land users including youth and women to ensure sustainable land management. At the end of the discussions, the stakeholders stated that:

  • To convince policy-makers, it is necessary to involve them as actors and provide information on ecology, especially for trees used in degraded land restoration.
  • The Government of Rwanda is focusing on implementing activities at the local level and ensuring different groups such as youth, women, farmers and NGOs can support such activites. Therefore, the actions proposed in the policy brief should explore how these groups can support these actions.

These stakeholder views will be included in the final report, which is due for publication in April 2020 along with the policy brief. The ELD Initiative thanks all involved parties for their contributions, ideas and enthusiasm, and in particular, our partners in Rwanda.

The research is part of the Regreening Africa project, co-financed by the European Commission and the BMZ.

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Le 12 mars 2020, l’Initiative ELD a organisé un atelier de diffusion au Rwanda. Cet atelier a permis de présenter les résultats de l’étude sur l’Economie de la Dégradation des Sols au Rwanda, et de faciliter un dialogue politique, dans le cadre du volet ELD du projet « Reverdir L’Afrique » (Regreening Africa).

L’étude de cas ELD a consisté à comparer trois analyses coûts-bénéfices au Rwanda (une dans la province de l’Est, une dans la province du Sud, une dans la province de l’Ouest). L’étude a révélé que la valeur de l’écosystème rwandais n’est pas bien explorée, que les actifs environnementaux sont sous-évalués, qu’il n’y a pas de représentation claire des avantages d’une gestion durable des terres, et qu’il n’est actuellement pas possible de formuler des recommandations politiques fondées sur des preuves scientifiques. Parmi les autres résultats, il est possible de citer :

  • Province de l’Est : l’étude a démontré que des mesures de boisement dans la ville de Nyagatare représenteraient la meilleure pratique de gestion durable des terres (GDT) pour inverser la dégradation des sols dans la commune et d’autres villes du Rwanda.  
  • Province du Sud : les rendements de la production en terrasse peuvent tripler après quelques années. Les résultats pour l’agriculture avec agroforesterie indiquent une augmentation de la production par rapport au statu quo. Les bénéfices associés aux pratiques agroforestières sont élevés. Une combinaison des deux pratiques pourrait représenter le meilleur scenario possible.  
  • Province de l’Ouest : l’étude de quatre scenarios différents a montré que la plantation et la conservation de variétés indigènes dans le corridor Gishwati-Mukura pourraient offrir les plus grands avantages économiques et environnementaux.

À la suite de ces résultats, les parties prenantes ont souligné que la politique de gestion des terres devrait être ancrée au niveau des agriculteurs et impliquer toutes les catégories d’utilisateurs des terres, y compris les jeunes et les femmes, afin de garantir une gestion durable des terres. A l’issue des discussions, les parties prenantes ont déclaré que :

  • Pour convaincre les décideurs politiques, il est nécessaire de les impliquer en tant qu’acteurs et de diffuser des informations sur l’écologie, en particulier concernant les arbres utilisés pour la restauration des terres dégradées.
  • Le gouvernement rwandais se concentre sur la mise en œuvre d’activités au niveau local et s’intéresse à la manière dont les différents groupes tels que les jeunes, les femmes, les agriculteurs et les ONG peuvent soutenir ces activités. Par conséquent, les actions proposées dans la note d’information devraient explorer la manière dont ces groupes peuvent soutenir ces actions.

Les opinions des parties prenantes seront incluses dans le rapport final, dont la publication est prévue pour avril 2020, en même temps que la note politique. L’Initiative ELD remercie toutes les parties concernées pour leurs contributions, leurs idées et leur enthousiasme, et en particulier nos partenaires au Rwanda.

Cette recherche s’inscrit dans le cadre du projet Regreening Africa, cofinancé par la Commission européenne et le BMZ.